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Étape du Tour | Lundi 20 juillet 2026

Une course de folie !

Cette année, le team réalise l’exploit de monter sur le podium avec Thibaut Clément (2ème) et de remporter l’épreuve femmes avec Victoria Stansfield !

Quelle était notre stratégie pour y arriver ?

1. Durcir le rythme dès les premiers kilomètres

Au départ de l’épreuve, Thibaut n’est peut-être pas le meilleur grimpeur, mais il est capable de maintenir un rythme élevé durant de longues heures. Pour cette raison, il était important de rendre la course difficile, en imposant un rythme élevé dès le début de l’épreuve.

Dès les premières pentes du col de la Croix de Fer, les coureurs du team ont pris la course en main afin de durcir le rythme.

2. Vigilance dans la descente du col de la Croix de Fer

Le début de la descente est très technique, voir dangereuse. Il était important d’être parfaitement placés à cet endroit car on sait que certains coureurs professionnels (coureurs de l’équipe St Michel 93) et coureurs Elite peuvent utiliser les descentes pour faire des différences.

Après quelques kilomètres de descente, un groupe de 11 coureurs s’isole. 4 coureurs du team accrochent le bon wagon, Nicolas Dricot, Robin Bourdier, Louis Gautheron et Thibaut Clément.

3. Ne pas se faire piéger dans la vallée de Maurienne

Seulement 11 kilomètres séparent Saint Jean de Maurienne (pied du col de la Croix de Fer) et Saint Michel de Maurienne (pied du col du Télégraphe). Et pourtant, beaucoup de choses peuvent s’y passer !

L’objectif est de maintenir un rythme élevé pour limiter les offensives et éviter de se faire piéger.

4. Col du Télégraphe. La course bascule

Dès le pied du col du Télégraphe, Luca Cavallo (favori de l’épreuve) met un tempo très élevé ! Seuls 4 coureurs arrivent à suivre le rythme dont 2 coureurs du team, Nicolas D. et Thibaut C.

Au sommet du Télégraphe, 5 coureurs sont en tête dont 2 coureurs du team. À noter que l’ascension du col du Télégraphe a été réalisée en 33’33’’ sur l’Etape du Tour, soit 20’’ plus rapide que le peloton du Tour de France.

5. Col du Galibier. Seul, face à soi-même

Les premiers kilomètres du col du Galibier sont assez « roulants », moins raides. Il est donc préférable de reste en groupe, pour profiter de l’abri.

A partir de « Plan Lachat », les effets de l’altitude et la pente plus importante doivent laisser place une gestion de l’effort individualisé. Thibaut C. et Nicolas D. se mettent alors à leur rythme, en faisant abstraction des autres coureurs.

Au sommet, Lucas C. a 2’38’’ d’avance sur Thibaut C., et 4’08’’ sur Nicolas D.

6. Dernière descente. Dernier moment de « répit »

La descente du col du Galibier est technique et dangereuse. La descente du col du Lautaret vers le pied du col de Sarenne est plus roulante, permettant de bien se relâcher, récupérer, s’alimenter, avant l’ascension finale.

Au pied du col de Sarenne
  1. Lucas Cavallo
  2. Thibaut Clément +1’08’'
  3. Nicolas Dricot +3’50’’
7. Col de Sarenne. Le juge de Paix

Dans les premières pentes du col de Sarenne, Thibaut revient à 40 secondes du l’homme de tête. L’objectif est de faire douter le coureur italien, de lui mettre la pression en voyant Thibaut revenir sur lui.

Malheureusement, dans les pentes les plus raides du col, Luca C. reprend du champ et profite de ses qualités de grimpeur. Thibaut C. doit maintenir son rythme pour ne pas craquer et ne peut plus accélérer. L’écart augmente, Thibaut devra se contenter de la 2ème place, un résultat incroyable !!

Derrière, Nicolas D. coince dans les pentes les plus raides du col de Sarenne et voit revenir Antoine Berger (coureur professionnel au sein de l’équipe St Michel 93). Finalement, Nicolas D. termine 4ème, au pied du podium.

Une réussite collective incroyable !

Tous les coureurs ont contribué au collectif en permettant de réaliser le scénario que nous avions anticiper. Thibaut et Nicolas ont été exceptionnels et réalisent l’exploit !